Astuces pratiques pour rénover facilement un banc de jardin

Olivier n’a jamais supporté l’idée d’abandonner ces deux bancs de jardin qui traînent leur histoire familiale d’un déménagement à l’autre. Les quatre pieds en fonte, indestructibles, traverseront sans faillir les prochaines décennies. Mais le bois, lui, a fini par rendre les armes. Exit les lattes fatiguées : le projet était de refaire entièrement l’assise et le dossier, histoire d’éviter aux générations suivantes la tentation de bazarder ces lourdes pièces de métal chargées de souvenirs.

Pour remettre sur pied ces bancs, le choix du matériau s’est imposé : le Robinia, aussi appelé robinier. La beauté naturelle de ce bois ne laisse personne indifférent, mais ce sont surtout sa résistance et sa classe d’utilisation qui font la différence. Parfaitement adapté pour affronter les saisons, il promet des années de tranquillité. Chaque banc se compose de trois lames longues de 1,50 m, larges de 12 cm, avec une épaisseur de 24 mm. Pour rénover les deux bancs, six lames de robinier français rabotées ont trouvé leur place dans le coffre de la voiture d’Olivier.

Pas question de bricoler à la va-vite : il s’agissait de respecter l’allure d’origine. Pour le dossier, la découpe des quatre coins arrondis s’est faite à la scie sauteuse, après avoir soigneusement tracé la ligne au crayon. Ensuite, place à la finition : passage à la toupie avec une fraise quart de ronde munie d’un roulement pour adoucir le contour du bois.

Le siège, lui, est composé de deux planches de robinier. La méthode reste la même, rigueur comprise :

  • Les angles nécessaires sont arrondis à la scie sauteuse (deux coins sur chaque planche) ;
  • Ponçage minutieux pour une prise en main agréable et sans écharde ;
  • Profil quart de tour réalisé au routeur pour un effet fini impeccable.

Pour protéger et sublimer le robinier, Olivier a retenu un saturateur teinté « bois exotique ». Ce produit nourrit la matière et accentue la chaleur de sa couleur, tout en la protégeant des agressions du temps. Petite astuce à retenir : il vaut mieux percer et assembler l’ensemble à blanc, mais appliquer la finition sur les pièces avant de tout fixer définitivement.

Une fois les perçages terminés, il ne restait plus qu’à fixer les lames sur la structure du banc avec des boulons TRCC noirs, bien positionnés sur les attaches métalliques spécialement prévues dans les pieds en fonte. La transformation saute aux yeux. Rares sont les enfants qui se débarrasseraient de ces bancs désormais prêts à affronter de nouvelles années au jardin : mission accomplie, et patrimoine préservé.

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